Archives mensuelles : décembre 2008

Carte postale – 7

Cuba

Chers tous,

Dans moins de 48 heures, 2008 passera dans le tiroir aux souvenirs, laissant la place à une année toute neuve, que certains nous prédisent morose, mais laissons là ces oiseaux de mauvais augure, je vous les souhaite excellents, ces douze prochains mois qui débuteront très bientôt, innovateurs et remplis de découvertes, tant virtuelles que réelles.

Il ne faut pas le nier, crise il y a – et nous allons vivre avec encore quelque temps.

On peut y voir une occasion de se lamenter sur un monde perdu, sur les escroqueries qui ont secoué le monde financier et dont les conséquences se répercutent maintenant dans notre vie de tous les jours. Faisons le dos rond et attendons des jours meilleurs ? C’est une option.

Personnellement, je vois les crises comme des défis à notre créativité, comme un temps pour innover, développer de nouvelles solutions, se positionner, et, aussi, comme un temps pour prendre le temps. Le temps d’analyser les pourquoi de la tempête, le temps de trouver des solutions valables pour ne pas revivre cette situation. Le temps aussi de voir ce que nous pouvons faire pour rendre meilleur notre environnement.

Tandis que le soleil se lève sur la mer, j’ai une pensée joyeuse pour chacun de vous, mes proches, mes amis qui m’ont accompagnée tout au long d’une année qui a vu changer ma vie, une année-charnière comme nous en connaissons tous, une année de transition et de découvertes qui m’a conduite vers de nouveaux horizons. Merci de votre présence.

Que la fête continue.

Bonne année 2009,

Happy New Year,

Feliz y prospero año Nuevo…

Schmap, le guide de voyage 2.0

Téléchargés plus de 90 millions de fois depuis leur apparition en mars 2006, les Guides Schmap couvrent plus de 200 destinations à travers les Etats-Unis, le Canada, l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Et pourtant, j’ignorais leur existence jusqu’à ce que leur éditrice, Emma J. Williams, laisse un courriel dans mon Flickr, pour m’informer que Schmap était intéressé par une des photos de ma galerie et me demandait l’autorisation de l’inclure dans l’édition 2008 de leur guide sur Montréal.

Marché Jean-Talon


Contente de savoir que j’allais contribuer à faire connaître Montréal, je me suis évidemment renseignée sur ces Guides Schmap.

Quelques clics plus tard, j’apprenais que ces guides interactifs nous permettaient d’explorer le monde en ligne (ou offline en utilisant un petit logiciel fourni), qu’ils étaient aussi disponibles en version iPhone et Nokia, et que nous pouvions même les imprimer !

Construits autour d’une carte dynamique sur laquelle apparaissent tous les points d’intérêt et constamment mis à jour, les guides Schmap sont faciles à consulter. Ils proposent même des excursions virtuelles pour nous aider à préparer notre voyage. Un plus: nous pouvons même créer notre propre guide – un bémol: le Mexique ne figurant pas (encore) sur la liste, je ne pourrai pas, pour l’instant, publier un Schmap Isla Mujeres.

guide Schmap


Autre originalité : plutôt que de déléguer des photographes professionnels dans toutes les destinations que Schmap désire couvrir, les Guides vont plutôt fouiller dans les galeries de photos de Flickr, y découvrant au passage de superbes photos qu’ils publieront après avoir demandé l’autorisation à leur auteur. Pas de rémunération, mais une reconnaissance puisque les photos sont identifiées et en plus, Schmap met un lien vers la galerie de l’auteur.

Un bel outil de plus pour les nomades, allez vite vous promener… Bon voyage, buen viaje!

La force des gouttes d’eau

L’océan est formé de gouttes d’eau, dit-on, et pourtant, quelle force !

il y avait le vent, le soleil et la mer...

La Guignolée des médias sociaux et numériques, cette magnifique initiative de Michelle, peut ressembler, grâce à nous tous, à un océan : celui de tous nos dons – même petits – qui, réunis, se transformeront en une belle vague de solidarité, si importante en cette période de crise économique…

Les organismes appuyés par cette guignolée font tout au cours de l’année un travail fantastique auprès des démunis de notre société.

En direct des iles appuie de grand coeur ce mouvement, et incite tous ses lecteurs à en faire autant… visitons le site, et affichons aussi la bannière sur notre blogue .

Définition

Il était une fois, sur une petite ile au large de la péninsule du Yucatan, une nomade songeuse qui se demandait ce que signifiait pour elle un mot défini 1340000 de fois sur Google et 44700000 de fois sur Yahoo, sujet d’un incroyable nombre de sites internet et d’un nombre aussi incroyable de livres, mot clé d’une société qui en est obsédée.

Était-ce une réunion amicale particulièrement bien animée, un texte bien tourné, un bon petit plat partagé avec des amis, un flamboyant lever de soleil, un blog qui reçoit chaque jour des centaines voire des milliers de visiteurs, une belle photo ?

Ou la reconnaissance sociale, un compte de banque bien garni, une position influente dans la société ?

L’heure tournait – ah ce deadline de midi, heure de Paris ! – et la réponse ne venait pas. Et pourtant, depuis plusieurs jours, elle se posait la question… car vraiment, la définition de l’un n’est pas celle de l’autre.

Que signifiait pour elle réussir ?

Avoir autour d’elle un cercle d’amis formidables ?

Savoir apprécier la saveur de tous ces moments qui compose une journée bien remplie ?

Aimer ce qu’elle avait fait de sa vie ?

Comme elle pouvait répondre affirmativement à chacune de ces trois questions, elle considéra avoir répondu au sujet de la rédac’ du mois: réussir, ça représente quoi pour toi?

Est-ce un billet réussi ? à vous de le dire. Mais ne manquez pas aussi d’aller lire et commenter 1/ckankonvaou;2/Avec nous en Floride…;3/froulamouse;4/Le blog de Laetitia Beranger;5/Le blog d’Orchidee;6/D’Athènes à Montréal;7/En direct des iles;8/Zürichardie;9/Il était une fois dans le sud…;10/le Denis Blog;11/Le blog de hibiscus;12/tranche de vie;13/Chocobox;14/good.mood;15/mouton.bergerie;16/une parisienne à Athènes;17/Lodi;18/Gazou;19/Sur les traces du chevalier ours qui, eux aussi ont participé à cette rédac’ du mois, celle qui se publie le 15 à midi, heure de Paris…

La 6ème photo de la 6ème page…

Il fallait bien que ça arrive. On ne s’y attend pas, on a plein d’idées de billets (petite ile ne signifie pas vacances, ni calme plat, vous pouvez me croire et en plus ce ne sont pas les idées qui manquent, mais vous ne perdez rien pour attendre quelques heures de plus…).

Donc ce soir, prête à vous conter ma vie à Isla Mujeres en ce beau mois de décembre, que vois-je, mais que vois-je dans mes courriels Facebook ? Celle par qui cette tag est arrivée, qui me prévient – gentiment – que oui, je suis taguée et doit montrer la 6ème photo de la 6ème page de ma galerie flickr.

Alors oui, c’est celle-ci, la photo de Zama qui n’avait pas encore de nom et tétait avec avidité son biberon.

un bon moment dans la vie...

Il a grandi depuis le petit bougre, dévore allègrement ses croquettes et passe ses journées à jouer, seul ou avec ses copains.

À mon tour de passer le relais à 6 copains qui, j’en suis sûre, n’en demandent pas tant, mais qui se feront un plaisir de partager avec vous les petites merveilles de leurs albums flickr…

Et les gagnants sont :

Mickou - une autre vision du Mexique

Sandra Doyon, ma camionneuse préférée…

Celui qui parcourt Montréal, la nuit, et partage avec nous de petits moments criants de vérité

El Caballero de Cuba

Eric Baillargeon, qui nous fait merveilleusement découvrir la merveilleuse nature du Québec

Et je terminerai cette petite liste par – oui, lui, Son Émergence, en personne

Allez découvrir leurs galeries, elles en valent la peine.

Et pour les 6 heureux élus, voici la marche à suivre :

  • aller à la sixième page de votre compte Flickr
  • choisir la sixième photo sur cette page
  • publier cette photo sur votre blogue
  • tagguer six autres blogueurs

Sans rancune? ;-)

Jingle Bell, bye bye Bell

La saga achève. Après des mois passés à m’obstiner avec une compagnie monopolistique pour laquelle les « politiques internes » sont plus importantes que l’intérêt d’une (bonne) cliente, une compagnie monopolistique qui déteste les situations exceptionnelles et ne fait rien pour les régler, comme j’ai pu le constater jeudi après-midi, je deviens encore plus virtuelle : tandis que j’écoutais la musak de mon service à la clientèle préféré et que je tentais d’y substituer une chanson de circonstance, j’ai eu la bonne idée de communiquer avec Christian sur Skype, en fait pour qu’il m’aide à trouver comment rejoindre un copain qui s’en vient passer une semaine dans mon coin, car je voulais lui demander s’il était d’accord de m’apporter l’adaptateur que Bell refusait de me livrer au Mexique. Car chez Bell, on ignore ce qu’est un téléphone-logiciel, il faut absolument ce fameux boitier, un routeur et un téléphone sur le bureau. Pas très virtuelle leur solution. Et quand on est nomade, on aime voyager léger…

Mis au courant du problème, Christian m’a suggérer d’aller faire un tour sur le site de BabyTEL, son fournisseur de téléphonie numérique. Quelques clics plus tard, mon problème était réglé : me voilà avec un téléphone-logiciel qui m’a pris quelques minutes à télécharger et à installer et qui dès demain, une fois terminées les formalités d’activation, me permettra de communiquer facilement avec mes clients à Montréal.

Et si je ne peux pas encore faire d’appels, je peux recevoir des messages : Christian s’est fait un plaisir d’inaugurer ma boite vocale.

Morale de cette histoire qui finit bien : définitivement, le Canada a un retard effrayant au niveau des technologies. Les gros monopoles comme Bell et Telus, qui ne pensent qu’à protéger leurs intérêts, nous font perdre un temps incroyable en nous proposant des solutions lourdes, dépassées, chères et pas pratiques du tout en cas de panne. Un téléphone numérique, par définition, c’est fait pour être utilisé n’importe où, depuis un ordinateur, sans avoir à trainer téléphone, adaptateur, câbles, etc… La téléphonie numérique est un service pour nomade, qui devrait venir avec messagerie instantanée en cas de problème, et des solutions de rechange rapides. Pas 5 jours à attendre un courriel qui n’est jamais venu, et d’interminables heures au téléphone pour rejoindre un service à la clientèle inefficace et borné.

Les beaux côtés de l’aventure : la rapidité avec laquelle les copains du réseau apportent des solutions, le plaisir de découvrir que des petites compagnies dynamiques donnent un service courtois, rapide et sympathique là où les grosses boites ne sont que lourdeur administrative et étroitesse d’esprit. Ont-ils seulement remarqué que les nouvelles vont vite?

Bye bye, Bell…

Bonanza

Allo, à l’eau, un parcours du combattant

Je vous avais préparé quelque chose de plus joyeux après ce long silence dû à une semaine d’ateliers que j’avais organisés ici sur l’ile.

Mais voilà que la vie m’a plutôt fait passer une autre journée avec les gars du Bell.

Allô, à l'eau...

Allô, à l’eau…

Il y a quelque temps, j’avais écrit un billet intitulé « je suis toujours au téléphone » – j’y parlais des services à la clientèle pas toujours efficaces…

Les nomades numériques sont très dépendants de la technologie. Moi compris.

Pour communiquer par téléphone avec Montréal (ce ne sont pas tous mes clients qui sont sur Skype ou gTalk), j’utilise un service de Bell nommé téléphonie numérique de base.

Depuis bientôt deux ans, ce téléphone m’a rendu bien des services – il n’était pas parfait, mais il fonctionnait plutôt bien. Depuis hier, toutefois, c’est fini, il ne me renvoie plus qu’un long silence même pas frisé.

Et c’est là que ça se complique : le numéro du support technique ne fonctionne pas sur Skype. Je leur envoie un premier courriel – pas de réponse, même pas un accusé de réception. Mêmes résultats avec un deuxième courriel.

De peine et de misère, je finis par trouver – après avoir retourné tout leur site – un numéro qui fonctionne.

Depuis, je me fais transférer d’un agent à l’autre, tous semblant ignorer que Bell offre ce service de téléphonie via internet depuis tout de même pas mal de temps.

Cette fois-ci je n’ai aucune envie de rire.

Bell offre un service de messagerie instantanée pour certains services, dont internet et la téléphonie résidentielle analogique.

Dans le cas d’un service offert aux gens qui voyagent et ont besoin d’un téléphone numérique, rien du style ou plutôt, dans le désordre, voici les moyens pour communiquer avec notre cher monopole : une adresse courriel qui n’accuse même pas réception, un numéro de téléphone inutilisable à partir de Skype, un agent qui me dit que je n’existe pas, un autre qui me réfère au service des cartes d’appel de Bell Canada pour rejoindre le numéro qui ne fonctionne pas sur Skype, un site internet qui demande un doctorat en recherche pour enfin dénicher un numéro de téléphone utilisable, même si une fois rendu dépassé le filtre infernal nommé Émilie, je commence à me promener d’un service à l’autre, personne ne semblant comprendre de quoi je parle.

Et quand, finalement, je rejoins la bonne personne, elle me dit qu’elle doit faire un rapport au technicien de Bell – alors que j’ai déjà envoyé deux rapports de panne et un courriel !

Quand on offre une technologie de pointe aux nomades, me semble qu’on met en place un service à la clientèle qui va avec. Un numéro facile à trouver, facile à appeler.

Je suis en attente pour parler à un superviseur. J’ai perdu ma journée ou presque. Merci Bell Canada…

Suite et fin : leur technicien rentre demain – oui ! vous avez bien lu : demain !, ils vont voir ce qu’ils peuvent faire, mais il faudra peut-être changer l’adapteur. Solution que j’avais proposée lorsque les problèmes avaient commencé, à Montréal… mais ils ne me l’enverront pas au Mexique, non, à mon adresse de Montréal!

Vraiment pas fort.

Solution ? J’aimerais avoir un numéro de téléphone avec Skype, mais ce service n’est pas disponible avec des numéros de téléphone canadiens.

Nous ne sommes pas en retard, nous sommes TRÈS en retard !