Archives mensuelles : août 2008

Gustav, Hanna, Katrina et les autres…

L’été a été magnifique à Isla Mujeres : ciel bleu, mer tranquille, petite brise, à en oublier que nous sommes dans la saison des ouragans – laquelle s’étend du 1er juin au 30 novembre. Il y a bien eu le passage de Dolly, en juillet : pluie, vents, orages, un petit 36 heures d’intempéries.

Depuis : rien, nada, quelques gouttes par ci, par là.

Edouard et Fay sont passés loin, mais, depuis lundi dernier, Gustav nous préoccupe: sa trajectoire prévue passe pas loin de chez nous.

Bien des sites nous permettent de suivre développements et trajectoires des cyclones, comme par exemple l’excellent Wunderground.com qui reprend les données du National Hurricane Center, assorties du blog de Jeff Master, un ancien « hurricane hunter » –  lisez ici le récit de son survol de l’ouragan Hugo… c’est du sport extrême, d’une certaine manière.

Pour suivre « de l’intérieur » le passage des ouragans, vous pouvez vous rendre sur le Carribean Hurricane Network, qui dispose même d’un outil qui vous permet de calculer à quelle distance se trouve l’ouragan.

Et ce sont là trois sites parmi tant d’autres.

Alors, quand je lis ceci …

je me dis que certains journalistes ou recherchistes ne font pas leur travail et donnent inutilement des inquiétudes à leurs lecteurs.

En fait, les prévisions actuelles sont les suivantes : Gustav approche actuellement des îles Caïman et se renforce au contact des eaux très chaudes de la mer des Caraïbes. Il est meurtrier : déjà 78 morts…

Il sera samedi soir un ouragan catégorie 1, lors de son passage sur la pointe ouest de Cuba ; il entrera dimanche matin dans le Golfe du Mexique, pourrait devenir catégorie 2 avant de toucher terre mardi matin aux Etats-Unis, on connaîtra son point d’entrée exact quelques heures à l’avance… car un ouragan ne sait faire qu’une seule chose, mais il la fait très bien : il cherche l’eau chaude, c’est son moteur – et c’est pourquoi c’est difficile de prévoir exactement la route qu’il prendra. Il peut aussi rencontrer des circonstances qui le font se dissoudre, littéralement : front froid, air sec sont ses ennemis.

Pour le moment, Gustav poursuit sa route, sans aucun obstacle à son développement.

Les eaux relativement fraîches qui entourent la péninsule du Yucatan nous mettent à l’abri de sa visite – mais qui sait ce que nous réserve le reste de la saison…

Un, deux, trois crabes, la nuit…

Pinces en avant, pas gêné, il s’est immobilisé devant la voiture, avant de reprendre son chemin tout en oblique, de sa démarche de crabe de terre.

Commence pour lui et ses congénères la saison de la reproduction: ils seront, les deux prochains mois, des centaines à se diriger de la terre vers la mer, sans trop se soucier de ce qui peut se passer sur la route qu’ils ont à traverser…

Un été bleu, fait de petits riens…

Les bleus vibraient dans la lumière,

Les nuages se reflétaient dans la mer;

Un pélican qui passait me cligna de l’œil

Histoire de me faire bon accueil.

Depuis deux semaines déjà je pratiquais l’art de ne rien faire, et quand je dis : rien, c’est vraiment rien. Rien de rien.

Rien que regarder la mer et laisser le cerveau se bercer, relaxer, chercher ses chemins pour réaliser cette idée qui me trottait dans la tête depuis ma première visite sur cette ile sorcière « qui vous mange » disent ses habitants : comment faire pour partager ma vie entre les deux endroits de la planète que je chéris le plus au monde ? Montréal et Isla Mujeres ?

Que faut-il pour bien vivre entre deux iles ? J’ai imaginé …

Un bloc après l’autre, l’idée s’est construite.

Déjà je voyais mon petit appartement devant la mer, ma table de travail devant la fenêtre. J’y viendrais deux mois à la fois…

Mon métier n’était pas un obstacle : un ordinateur et une connexion internet, c’est tout ce qu’il me faut pour travailler.

Peu à peu, le rêve est devenu réalité, les blocs virtuels sont devenus réels, merci le web devenu 2.0, avec tous ses outils qui nous rassemblent et nous gardent en contact, peu importe l’endroit de la planète où nous nous trouvons.

C’est ainsi qu’est né En direct des iles, fruit de quelques beaux étés – et aussi des hivers de Montréal, pont entre mes deux iles, celle du Nord et celle du Sud, vie à la fois réelle et digitale, impossible à imaginer il y a quelques années encore, et pourtant c’est maintenant ma réalité. Mon plus bel été: celui pendant lequel j’ai rêvé ma vie? Celui-ci, alors que j’écris ces lignes, encrée dans ma nouvelle vie, bien installée à ma table de travail, face à la mer? Dur de décider!

« Chaque mois, le même jour, à la même heure, des rédac’ blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Ce mois-ci, nous sommes 42 à plancher sur un sujet qui sent la rentrée des classes: « Mon plus bel été »… Allez lire leurs textes, et n’hésitez pas à laisser des commentaires!

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