Archives mensuelles : octobre 2008

Les bagages de la nomade

6:00 du mat’ – commence ma dernière journée montréalaise.

Par la Révision de la Liste.

Petit déjeuner chez Mamie Clafoutis, ils ouvrent tôt, servent les meilleures viennoiseries de Montréal, en plus de d’offrir le wi-fi. À découvrir, coin Van Horne et Outremont.

Restent les dernières courses, la préparation du sac de voyage – et celle de la dernière fête du séjour, en l’honneur d’un grand ami qui célèbre aujourd’hui son anniversaire.

Dernière nuit, je dormirai peu, repasserai dans ma tête le très beau film des deux derniers mois, sourirai en pensant aux retrouvailles dans quelques heures, avec les amis, avec la mer…

Très tôt demain matin, ce sera le départ : ciao les minettes, à bientôt, hop, le sac dans le coffre du taxi et en route pour l’aéroport…

Un petit tour dans les nuages, un petit tour sur l’eau et je serai à nouveau chez moi.

À l’agenda des prochains jours : rien, nada, nothing.

J’ai écrit « rien » sur l’agenda pour les quatre prochains jours. Émergerai parfois, tout de même. Et reprendrai la programmation régulière jeudi prochain.

« L’art de savoir ne rien faire est une discipline extrêmement laborieuse » qui a dit ça, déjà ?

Et pourtant, il faut savoir s’arrêter. Prendre le temps de respirer, de s’étirer, de penser à ce qui a été, à ce qui sera, de sourire au ciel et de reprendre son chemin.

En direct des iles, entre deux iles…

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Yulbiz, neige et plan numérique pour le Québec

Dernier mardi d’octobre, c’était donc soirée Yulbiz sous la première neige de l’année.

La traditionnelle question du mois avait ce mois-ci été remplacée par une séance de signatures. Qui signait quoi? Patricia Tessier a eu l’excellente idée d’écrire à Monsieur Charest une lettre lui réclamant un plan numérique pour le Québec.

Fini le web 2.0 comme le prédisent certains? que non il est bien vivant, il est là pour rester et tous nous avons signé pour appuyer cette demande parfaitement d’actualité.

Voici donc la lettre de Patricia.

Si vous y croyez, mettez cette lettre sur votre blogue et informez tous vos amis des médias en ligne…

Vous pouvez aussi vous joindre au groupe qui a été créé sur Facebook.

Monsieur le Premier Ministre,

Tout récemment, l’indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada. Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%. Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).

Par ailleurs, l’Indice du comerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 – août 2008). Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.

87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou departiculiers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),

146 millions de dollars en mai (58 %),

103 millions de dollars en juillet (33 %).

Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site internet. Et de celles-ci seulement:

30% y proposent du service après vente,

26% acceptent des commandes en ligne,

7% reçoivent des paiements en ligne.

Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.

Nous avons identifié quatre priorités :

1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.

2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.

3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.

4) Implanter une gouvernance numérique.

Citoyens

Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.

Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.

Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens. Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.

PME

Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.

Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie. Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec. Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.

Éducation

L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.

À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.

Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.

Gouvernement

L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères. Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.

L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange. La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.

Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.

Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.

En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.

Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.

Regroupement YulBiz Montréal

Patricia Tessier – Consultante, Stratégie Marketing & Internet

Carte postale – 5

Encore bien ancrée dans sa vie montréalaise, la nomade a toutefois commencé son décompte : J-6 …

Stratégies de marketing douteuses: faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais…

Soif d’information ? oui, mais pas n’importe comment…

Comme nous tous, j’aime me tenir informée de ce qui se passe sur notre petite planète. Et même, Mars et Venus donneraient de leurs nouvelles, j’en serais ravie. En autant que ce soit sur internet.

Depuis longtemps, en bonne nomade numérique, j’ai abandonné la version papier des journaux et monté sur Netvibes un quotidien à ma manière.

Quelle ne fut ma surprise, il y a trois semaines, de découvrir dans ma boite aux lettres un exemplaire du journal Les Affaires, dûment étiqueté à mon nom… bizarre, vous avez dit bizarre ? Tout à fait. Depuis toujours, j’ai précisé, à chaque fois que je me faisais solliciter, avoir pour politique « zéro papier dans ma boite aux lettres ».

Appel au service des abonnements qui me dit n’avoir aucun dossier à mon nom, mais me promet de faire cesser les envois. En me prévenant qu’il y a un risque que j’en reçoive un de plus. Je le reçois, le dépose dans la boîte de recyclage et n’y pense plus.

Et cette semaine … surprise : un nouvel exemplaire du journal Les Affaires dans la boîte aux lettres.

Retour au service des abonnements… qui me disent qu’ils ne peuvent rien faire, qu’il s’agit d’une promotion de l’un de leurs agents, et que lorsque je recevrai l’invitation à m’abonner, je n’ai qu’à la renvoyer en disant que je ne suis pas intéressée.

Ah oui ? après avoir signalé une vingtaine de fois à leurs démarcheurs que je ne désirais pas recevoir la version papier de leur journal ?

Quelle belle stratégie, vraiment, que de m’imposer quelque chose dont je ne veux pas !

D’ailleurs à ce sujet, et très ironiquement, dans le troisième exemplaire reçu, tandis que je cherchais le numéro de téléphone à appeler, je suis tombée sur ceci :

Cordonnier mal chaussé ?

J’ai pu finalement parler à Stéphanie Navarro, du service publicité du journal, qui m’a expliqué que j’avais été choisie sur une liste pour profiter du service et s’est étonnée que je n’avais pas renvoyé la petite carte insérée dans le deuxième L.A. – celui qui est parti directement au recyclage… quand je disais que je ne lisais pas les journaux-papier !

Drôle de méthode tout de même pour aller chercher de nouveaux clients …

Tout est bien qui finit bien, puisque je suis, paraît-il, complètement sortie de leur système.

Suggestion : pourquoi ne pas offrir le journal en version virtuelle sur leur site – avec accès payant – comme le font de nombreuses publications, je pense entre autres au journal Le Monde, au Devoir, à La Presse ?

J’ajouterais une version mobile, pour faire bonne mesure…

Ce serait une solution intéressante pour les gens d’affaires qui voyagent… en plus de donner une visibilité plus grande au journal.

Alors, monsieur le Rédacteur en Chef, qu’attendez-vous pour agir ? Je suis certaine que nombreux seraient les abonnés à se prévaloir de cette offre.

Nomad – no mad?

« En direct des iles est un projet né d’un coup de foudre pour une ile, du désir d’y vivre une partie de l’année (par tranches de deux mois), de la disponibilité d’un outil de communication formidable nommé internet … mélangez le tout avec mes occupations professionnelles, servez frais… et voilà! » ai-je écrit dans mon À Propos – et ces quelques lignes définissent parfaitement le profond bouleversement qu’internet a apporté à ma vie : depuis un peu plus de quatre ans maintenant, je suis ce que Claude Malaison appelle une nomade numérique (digital nomad), membre de cette tribu des temps modernes qui traîne son bureau dans une besace.

Vie structurée autour de l’itinérance, le nomadisme a longtemps été associé aux caravanes de Touaregs parcourant le désert d’une oasis à l’autre ou encore aux files de roulottes des Gitans, que l’on peut croiser sur les routes européennes.

La définition s’est désormais élargie à tous ces travailleurs qui ont quitté l’espace bien marqué où ils exerçaient leurs activités avant l’apparition du web et des réseaux sociaux – peu importe le lieu maintenant, on peut communiquer !

Des communautés virtuelles telles Facebook, Linkedin, Twitter (et ses nombreux satellites) ou encore Seesmic, sans oublier le Digital Nomad de Dell, sont quelques uns des liens dont disposent ces nouveaux nomades.

Nomad, no mad, pas fou, commentait Michelle

C’est vrai que ce n’est pas fou du tout d’emmener avec nous notre travail, plutôt que de nous laisser mener par lui… depuis un peu plus de 4 ans, c’est mon mode de vie, et je n’en changerais pour rien au monde!

Le Laïka, « deuxième bureau »  très fréquenté par les nomades virtuels montréalais

Mot à mot

Il y avait la mer, la lumière, une belle brise, des fleurs sur la table et aussi du vin.

On a parlé de l’air du temps, de John Lennon et de Gandhi, de la tendance des marchés, échangé sur les chats, les chiens et les dauphins, ri du dernier revirement du petit président, commenté les politiques économiques, ludiques, mythiques des gouvernements sur tous les continents, raconté la dernière du petit dernier, regretté que le Canard Enchaîné ne soit pas sur le web, apprécié d’y retrouver cependant tant d’information, sur ce web en constante transformation – quoi d’autre ?

Il y eut aussi des moments de silence, le temps de savourer le temps qui s’écoulait lentement, le dernier vol des pélicans tandis que se couchait le soleil, le plaisir d’échanger sur tous ces petits riens aussi légers que des bulles de champagne, l’allégresse d’une rencontre réussie.

Vint le moment de laisser la mer se murmurer à elle-même sa chanson des jours tranquilles, de se dire combien furent appréciées ces quelques heures, et de se séparer.

C’est le sourire aux lèvres que je suis rentrée chez moi très, très, mais vraiment très heureuse d’avoir pu partager ces merveilleux moments avec la personne pour moi la plus connue, la plus célèbre de mon petit univers : mon meilleur ami…

Je vous ai conté ce repas, parce que le thème de la rédac de ce mois-ci, c’est justement cela, un dîner en tête à tête avec une célébrité. On a les célébrités que l’on veut …

Tous les 15 du mois à midi, heure de Paris, nous sommes un groupe de blogueurs – cette fois-ci, j’en compte 41 sur la liste – à publier un billet sur un thème donné.

Ne manquez pas d’aller lire Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, Jo Ann v, Cecfrombelgium, Julie70, Gazou, BlogBalso, Lydie, Lucile, Optensia, Joël, Linda, Denis, Julie, Le chat qui, Ckankonvaou, Asibella, Mariuccia, Brigetoun, Mouton, Agnes, Laetitia, MissBrownie, Karmichette, Rikard, Pivoine Merlin, Sandrine, Andree, Orchidee, Laure, Virginie, A-So, qui ont eux aussi de belles histoires à vous conter – et de leur laisser un commentaire…

SocioGeek

Que montrons-nous de nous sur internet? Comment gérons-nous notre identité virtuelle? Qui sont nos amis sur les sites de réseaux sociaux?

Trouvé hier via un des blogues répertoriés dans mon Netvibes un jeu nommé SocioGeek dont le but « est de révéler notre “profil 2.0” et de découvrir notre personnalité sur le web ».

Résultats: j’aurais semble-t-il 92.00% de chances de devenir une star du web 2.0. Je suis 34% exhib et 60% aventurière. Rien que ça! 😀

Je me suis bien amusée, à votre tour…

Et vous, quel est votre profil 2.0?