Archives de Catégorie: Les outils numériques de la nomade

Schmap, le guide de voyage 2.0

Téléchargés plus de 90 millions de fois depuis leur apparition en mars 2006, les Guides Schmap couvrent plus de 200 destinations à travers les Etats-Unis, le Canada, l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Et pourtant, j’ignorais leur existence jusqu’à ce que leur éditrice, Emma J. Williams, laisse un courriel dans mon Flickr, pour m’informer que Schmap était intéressé par une des photos de ma galerie et me demandait l’autorisation de l’inclure dans l’édition 2008 de leur guide sur Montréal.

Marché Jean-Talon


Contente de savoir que j’allais contribuer à faire connaître Montréal, je me suis évidemment renseignée sur ces Guides Schmap.

Quelques clics plus tard, j’apprenais que ces guides interactifs nous permettaient d’explorer le monde en ligne (ou offline en utilisant un petit logiciel fourni), qu’ils étaient aussi disponibles en version iPhone et Nokia, et que nous pouvions même les imprimer !

Construits autour d’une carte dynamique sur laquelle apparaissent tous les points d’intérêt et constamment mis à jour, les guides Schmap sont faciles à consulter. Ils proposent même des excursions virtuelles pour nous aider à préparer notre voyage. Un plus: nous pouvons même créer notre propre guide – un bémol: le Mexique ne figurant pas (encore) sur la liste, je ne pourrai pas, pour l’instant, publier un Schmap Isla Mujeres.

guide Schmap


Autre originalité : plutôt que de déléguer des photographes professionnels dans toutes les destinations que Schmap désire couvrir, les Guides vont plutôt fouiller dans les galeries de photos de Flickr, y découvrant au passage de superbes photos qu’ils publieront après avoir demandé l’autorisation à leur auteur. Pas de rémunération, mais une reconnaissance puisque les photos sont identifiées et en plus, Schmap met un lien vers la galerie de l’auteur.

Un bel outil de plus pour les nomades, allez vite vous promener… Bon voyage, buen viaje!

Jingle Bell, bye bye Bell

La saga achève. Après des mois passés à m’obstiner avec une compagnie monopolistique pour laquelle les « politiques internes » sont plus importantes que l’intérêt d’une (bonne) cliente, une compagnie monopolistique qui déteste les situations exceptionnelles et ne fait rien pour les régler, comme j’ai pu le constater jeudi après-midi, je deviens encore plus virtuelle : tandis que j’écoutais la musak de mon service à la clientèle préféré et que je tentais d’y substituer une chanson de circonstance, j’ai eu la bonne idée de communiquer avec Christian sur Skype, en fait pour qu’il m’aide à trouver comment rejoindre un copain qui s’en vient passer une semaine dans mon coin, car je voulais lui demander s’il était d’accord de m’apporter l’adaptateur que Bell refusait de me livrer au Mexique. Car chez Bell, on ignore ce qu’est un téléphone-logiciel, il faut absolument ce fameux boitier, un routeur et un téléphone sur le bureau. Pas très virtuelle leur solution. Et quand on est nomade, on aime voyager léger…

Mis au courant du problème, Christian m’a suggérer d’aller faire un tour sur le site de BabyTEL, son fournisseur de téléphonie numérique. Quelques clics plus tard, mon problème était réglé : me voilà avec un téléphone-logiciel qui m’a pris quelques minutes à télécharger et à installer et qui dès demain, une fois terminées les formalités d’activation, me permettra de communiquer facilement avec mes clients à Montréal.

Et si je ne peux pas encore faire d’appels, je peux recevoir des messages : Christian s’est fait un plaisir d’inaugurer ma boite vocale.

Morale de cette histoire qui finit bien : définitivement, le Canada a un retard effrayant au niveau des technologies. Les gros monopoles comme Bell et Telus, qui ne pensent qu’à protéger leurs intérêts, nous font perdre un temps incroyable en nous proposant des solutions lourdes, dépassées, chères et pas pratiques du tout en cas de panne. Un téléphone numérique, par définition, c’est fait pour être utilisé n’importe où, depuis un ordinateur, sans avoir à trainer téléphone, adaptateur, câbles, etc… La téléphonie numérique est un service pour nomade, qui devrait venir avec messagerie instantanée en cas de problème, et des solutions de rechange rapides. Pas 5 jours à attendre un courriel qui n’est jamais venu, et d’interminables heures au téléphone pour rejoindre un service à la clientèle inefficace et borné.

Les beaux côtés de l’aventure : la rapidité avec laquelle les copains du réseau apportent des solutions, le plaisir de découvrir que des petites compagnies dynamiques donnent un service courtois, rapide et sympathique là où les grosses boites ne sont que lourdeur administrative et étroitesse d’esprit. Ont-ils seulement remarqué que les nouvelles vont vite?

Bye bye, Bell…

Bonanza

Allo, à l’eau, un parcours du combattant

Je vous avais préparé quelque chose de plus joyeux après ce long silence dû à une semaine d’ateliers que j’avais organisés ici sur l’ile.

Mais voilà que la vie m’a plutôt fait passer une autre journée avec les gars du Bell.

Allô, à l'eau...

Allô, à l’eau…

Il y a quelque temps, j’avais écrit un billet intitulé « je suis toujours au téléphone » – j’y parlais des services à la clientèle pas toujours efficaces…

Les nomades numériques sont très dépendants de la technologie. Moi compris.

Pour communiquer par téléphone avec Montréal (ce ne sont pas tous mes clients qui sont sur Skype ou gTalk), j’utilise un service de Bell nommé téléphonie numérique de base.

Depuis bientôt deux ans, ce téléphone m’a rendu bien des services – il n’était pas parfait, mais il fonctionnait plutôt bien. Depuis hier, toutefois, c’est fini, il ne me renvoie plus qu’un long silence même pas frisé.

Et c’est là que ça se complique : le numéro du support technique ne fonctionne pas sur Skype. Je leur envoie un premier courriel – pas de réponse, même pas un accusé de réception. Mêmes résultats avec un deuxième courriel.

De peine et de misère, je finis par trouver – après avoir retourné tout leur site – un numéro qui fonctionne.

Depuis, je me fais transférer d’un agent à l’autre, tous semblant ignorer que Bell offre ce service de téléphonie via internet depuis tout de même pas mal de temps.

Cette fois-ci je n’ai aucune envie de rire.

Bell offre un service de messagerie instantanée pour certains services, dont internet et la téléphonie résidentielle analogique.

Dans le cas d’un service offert aux gens qui voyagent et ont besoin d’un téléphone numérique, rien du style ou plutôt, dans le désordre, voici les moyens pour communiquer avec notre cher monopole : une adresse courriel qui n’accuse même pas réception, un numéro de téléphone inutilisable à partir de Skype, un agent qui me dit que je n’existe pas, un autre qui me réfère au service des cartes d’appel de Bell Canada pour rejoindre le numéro qui ne fonctionne pas sur Skype, un site internet qui demande un doctorat en recherche pour enfin dénicher un numéro de téléphone utilisable, même si une fois rendu dépassé le filtre infernal nommé Émilie, je commence à me promener d’un service à l’autre, personne ne semblant comprendre de quoi je parle.

Et quand, finalement, je rejoins la bonne personne, elle me dit qu’elle doit faire un rapport au technicien de Bell – alors que j’ai déjà envoyé deux rapports de panne et un courriel !

Quand on offre une technologie de pointe aux nomades, me semble qu’on met en place un service à la clientèle qui va avec. Un numéro facile à trouver, facile à appeler.

Je suis en attente pour parler à un superviseur. J’ai perdu ma journée ou presque. Merci Bell Canada…

Suite et fin : leur technicien rentre demain – oui ! vous avez bien lu : demain !, ils vont voir ce qu’ils peuvent faire, mais il faudra peut-être changer l’adapteur. Solution que j’avais proposée lorsque les problèmes avaient commencé, à Montréal… mais ils ne me l’enverront pas au Mexique, non, à mon adresse de Montréal!

Vraiment pas fort.

Solution ? J’aimerais avoir un numéro de téléphone avec Skype, mais ce service n’est pas disponible avec des numéros de téléphone canadiens.

Nous ne sommes pas en retard, nous sommes TRÈS en retard !