Tranche de vie 4 – avec le sourire

Zama

Depuis deux jours, la batterie de l’ordi se montrait capricieuse… en fait, elle me donnait les signaux précurseurs d’une démission prochaine… et brutale, puisque ce matin, j’ai soulevé le couvercle du portable pour constater que toutes les lumières clignotaient, en bleu et surtout en rouge en ce qui concernait ladite batterie. Chaud, chaud l’ordi, pire qu’un café brûlant ! Fermer les programmes, éteindre la machine, retirer la batterie, laisser refroidir le tout … et trouver une solution – un portable sans batterie, c’est vivable, mais pas très pratique.

Quelques appels à Cancun pour réaliser que la meilleure solution, c’est encore de rejoindre Dell Mexico… et dix minutes plus tard, le problème n’en était plus un, puisqu’une nouvelle batterie me parviendra sous peu.

Je tiens à souligner ici l’extrême gentillesse des différents services à la clientèle auxquels j’ai parlé ce matin, l’agent d’Office Max, désolé de ne pouvoir me servir, me communiquant le numéro de téléphone de Sistemas inteligentes del Sureste, lesquels m’ont suggéré de m’adresser directement à Dell Mexico , ce que je fis dans les minutes suivantes ; détail non négligeable, le numéro de service express de Dell donne accès à votre dossier quelque soit le pays dans lequel vous vous trouvez… et la pièce est livrée à l’adresse de votre choix. Là encore, courtoisie, questions pertinentes, souci de livrer LE bon produit – pas le plus cher, le plus idoine… Tout va bien donc, juste un peu moins mobile pour quelques jours…

Un problème réglé rapidement, sans frustration, sans « ce s’ra pas ben long », sans devoir parler à cinq ou six incompétents… on en oublierait que c’est lundi, qu’une nouvelle semaine commence, et qu’il y a autre chose à l’agenda que de courir après une pièce défectueuse !

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Home – Rendez-vous avec la planète

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Lentement, mais sûrement, l’activité humaine est en train de détruire notre planète. Nous le savons, des gestes sont posés, mais seront-ils suffisants ?

Auteur de saisissantes photos aériennes de notre boule bleue, Yann Arthus-Bertrand a repris l’hélicoptère, caméra au point cette fois, pour nous offrir HOME, son premier long-métrage, tourné pour nous rappeler qu’il est temps, plus que temps, de modifier nos politiques environnementales, notre mode de vie, nos manières de consommer.

Yann Arthus-Bertrand et son équipe ont survolé plus de 50 pays en hélicoptère ; conscient de la pollution générée pour capter les images que nous allons voir, mal à l’aise devant cette situation pourtant nécessaire, le réalisateur calcule depuis l’an 2000 les émissions de CO2 générées par ses déplacements et les compense en appuyant le travail de certaines ONG (par exemple, 500 petits fours en terre cuite consommant 50% moins de bois ont été offerts au Cambodge). Il a aussi fondé Good Planet, une association dédiée à l’environnement.

Pour souligner la journée mondiale de l’environnement, Home sera en ligne gratuitement sur You Tube à partir de ce soir minuit (heure de Mexico); il sortira simultanément dans 130 pays et sera projeté demain dans plusieurs grandes villes, entre autres à Paris, Montréal et à Central Park, à New York, dans sa version longue.

81 chaînes de télévision ont l’intention de présenter HOME.

Il me reste à préciser que j’ai trouvé ces informations sur le site du Grand Journal, le quotidien des francophones du Mexique, que j’ai récemment, et pour mon plus grand plaisir, ajouté à mon Netvibes…

Je me coucherai tard ce soir, et vous ?

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maj 5 juin: je me suis couchée tard – et ça valait la peine – 93 minutes d’images merveilleuses pour une réflexion essentielle à notre futur…

Tranche de vie 3: des gris et de la lumière

Règle générale, nous baignons dans les bleus… c’est ce que viennent chercher nos visiteurs – bleu du ciel, bleus de la mer…

Parfois une exception : de l’autre côté de la fenêtre, le jour se lève tout de gris. Mais quels gris ! Parfois sombres, près du noir, ciel menaçant. Aujourd’hui, on jouait plutôt dans les gris-lumière. Jugez-en par vous-mêmes. Est-ce parce qu’ils sont rares qu’ils m’inspirent, ces gris colorés de notre ile?

petit jour gris

Même les gris peuvent être gais – et ne nous ont pas empêchées, mes copines et moi, de faire du yoga sur la plage déserte, peu avant le coucher du soleil. Que voulez-vous de mieux comme studio !

Un tour avec El Veloz, quelques longueurs dans la mer, une belle séance de yoga – quoi de mieux pour terminer une journée chargée – dois-je vraiment ajouter que le programme me plait, du lever du jour qui me voit me promener sur Netvibes, à la recherche de bons billets et de bonnes informations à partager avec vous sur Twitter, au moment de vous écrire ce billet en passant par la journée virtuelle à Montréal, travail oblige? Vie de nomade digitale bien ancrée dans ses réalités …

Grispourquoi n'y a-t-il pas de pluriel à gris?le ferry passe...balançoires 2les filets sont rangés

Recette pour bien commencer la journée

. regarder le soleil se lever, tout en saluant les copains sur twitter

. lire son journal personnalisé avec Netvibes

. ne pas oublier de twitter les liens intéressants…

. emmener El Veloz faire un tour jusqu’au marchand de jus d’orange.

. demander un jus d’orange à la chaya *

naranjas dulcesprêtes pour le pressagejus frais, frais, fraisle jus + la chaya

. revenir par le bord de mer.

. déguster tout en préparant un billet…

Et voilà – retour à la programmation régulière.

Bonne journée !

* La chaya, que l’on surnomme parfois l’épinard du Yucatan, est un arbuste à croissance rapide que l’on trouve à travers toute la péninsule et qui produit beaucoup de grandes feuilles d’un vert sombre. La chaya a une teneur exceptionnellement élevée en protéines, calcium, fer et vitamine A.

Carte postale 19 – Twittcun!

Chers tous,

Troisième samedi de mai, longue fin de semaine au Québec… Depuis plusieurs années, mon samedi « hasta luego Isla Mujeres, hola Montreal »…

Taxi, bateau, taxi, bus, aéroport de Cancun, vol AC1251 direction Montréal.

vol AC1251, direction Montréal

Et bien aujourd’hui, on change !

Je vais prendre un taxi jusqu’au bateau.

Puis je prendrai le bateau.

Et un autre taxi.

Mais je n’irai pas à l’aéroport.

De toute façon, pas de vol AC1251 puisque grippe cochonne n’oblige pas, Air Canada ne vient pas nous voir avant le 1er juin.

Non, mieux que ça.

Tout à l’heure, j’irai à Cancun assister au Twittcun qui se tient aujourd’hui au Café El Pabilo, à l’hôtel Xbalamqué sur la Yaxchilan. Ma première réunion 2.0 au Mexique. Je les ai découverts en faisant une recherche sur Mexico 2.0, un futur billet que vous pourrez lire très bientôt sur Profession : Nomade.

Nouvelle tribu, nouveau twibes? et pourquoi pas!

Oui oui je vous raconterai, promis !

Et il roule…

Retour de Centro, El Veloz et moi arrivons à la maison par le bord de mer… Surprise, stationné près du Fovviste – l’immeuble que j’ai le plaisir d’habiter à Isla Mujeres, je vous en parlerai plus longuement dans un prochain billet – ce camion.

Pièce de collection

Première réaction, très nord-américaine : ̏̏ ben mince alors, quelle ruine ! Et ça roule ?! ˝ – après tout, il avait réussi à venir jusque là…

Le temps de retrouver l’appareil photo dans le fond de mon sac, et j’approche du bazou. Qui n’en n’est pas un. Du tout. Il est vieux, oui (mon voisin Raul m’affirme que c’est un Ford 1945), mais très bien entretenu, avec les moyens du bord certes, mais aussi avec beaucoup d’amour et de créativité : repeint en doré à la bombe, la caisse refaite en bois, avec une sculpture à l’arrière. Et pour ce que j’en sais, la mécanique a l’air en bon état (allez les connaisseurs, approchez, et dites-moi si je me trompe).

Caisse faite main

Et j’ai pensé aux heures que son propriétaire avait passées à le maintenir en bon état, dans ce climat particulièrement destructeur pour le métal (il faut vivre au bord de la mer pour réaliser à quel point l’air marin, nomme ici salitre, se prononce salitré, détruit tout, le temps de le dire, à moins d’y consacrer le temps d’un entretien rigoureux).

Participerait-il aux parades vintage fièrement organisées par les amateurs de vieilles voitures ? J’en doute, et pourtant, il le mériterait, pour avoir survécu tant d’années, grâce aux bons soins de son propriétaire, au bord de la mer des Caraïbes…

Carte postale 18 – El Cinco de Mayo

Cinco de Mayo

Chers Tous,

Nous sommes le 5 mai, ordinairement un jour de célébrations à travers le pays : le long chemin du Mexique vers l’indépendance est jalonné de rébellions, de révolutions, de batailles dont certaines sont restées dans les mémoires, telle celle de Puebla, commémorée aujourd’hui.

El Cinco de Mayo, un peu d’histoire :

1860 : Benito Juárez est élu Président du Mexique après trois années de guerre civile. Il est l’auteur de réformes qui ont laissé un profond impact sur le pays, telle, par exemple, la séparation de l’Église et de l’État. À ce moment, l’état mexicain, ruiné, suspend le remboursement de sa dette extérieure et la France, l’Angleterre et l’Espagne décident d’intervenir. Ces deux derniers acceptent un compromis, mais la France persiste et envoie des troupes qui débarquent à Veracruz en 1862. Les 6500 soldats de l’armée de Napoléon III avancent vers la capitale, montent jusqu’à Puebla, qu’ils tentent de prendre d’assaut. Ils s’y heurteront à 4500 miliciens mal équipés, mais très déterminés, qui remporteront la bataille… Plus tard, les Français réussiront à s’imposer – pour quelques courtes années, nommant un empereur (Maximilien d’Autriche) qui finira fusillé, tandis que les Mexicains éliront à nouveau Juarez comme président.

Le Cinco de Mayo est une fête très populaire, mais qui ne marque pas le jour de l’indépendance mexicaine, laquelle est célébrée le 16 septembre, par une reconstitution du Grito de Dolores, l’appel public à la révolution lancé par Miguel Hidalgo, curé du village de Dolores, la nuit du 15 au 15 septembre 1810 …

Cette année, pas de défilés, pas de reconstitution de la bataille à Puebla comme chaque année, mais au moins, la vie reviendra peu à peu à la normale à partir de demain, dans ce Mexique paralysé depuis une semaine par un infiniment petit qui aura su prendre beaucoup, mais vraiment beaucoup d’espace …

Allez, Viva México !