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Rituel créatif

Elle est pensive devant son ordinateur, écrit quelques mots, contemple la mer (nos copines de Montréal nous ont fait savoir que là-bas, elle regarde un arbre de l’autre côté de la fenêtre) et semble très concentrée. Elle ne s’occupe pas de nous, fronce les sourcils, écrit encore, se lève, s’étire, prend quelques gorgées d’eau, retourne s’asseoir sur son ballon et recommence.

Rien à faire pour la sortir de cette bulle dans laquelle elle s’enferme périodiquement.

Soudain, elle sourit, tape rapidement sur le clavier, sourit à nouveau … et enfin nous regarde et nous dit : « ça y est, il est prêt, le texte de la rédac’ du mois ! ».

Elle est heureuse, et évidemment, nous aussi, puisque revient le temps des jeux et des câlins.

Le lendemain matin, elle se lève très très tôt, nous chuchotant : « c’est l’heure de publier, il est bientôt midi à Paris… », envoie son texte, et puis, tout sourire, nous commente : « magnifique, j’adore écrire ce billet, maintenant, il me reste à lire ce que mes 32 copains ont écrit sur le même sujet »

Laissez-nous vous dire que nous pensons qu’elle serait très malheureuse si disparaissait son rituel du 15 de chaque mois.

Signé: les minettes et minous d’En direct des iles

… Café, Réglisse, Maiko, Umiko et bébé-Zama, les minous et minettes d’Isla Mujeres ainsi que Padi, Maya, Fubuki, Khali et Isis, les minettes de Montréal devraient compter parmi les participants pour leur affectueux support moral, puisqu’ils et elles me supportent lorsque, chaque mois, j’écris ma rédac’, tout comme 1/ Laurent, 2/ Bergere, 3/ Bertrand, 4/ JvH, 5/ Hibiscus, 6/ Anne, 7/ Looange, 8/ Jo Ann v, 9/ Catie, 10/ Julie70, 11/ Gazou, 12/ BlogBalso, 13/ Lydie, 14/ Optensia, 15/ Joël, 16/ Linda, 17/ Denis, 18/ Julie, 19/ Ckankonvaou, 20/ Lodi, 21/ Mariuccia, 22/ Brigetoun, 24/ Mouton, 25/ Agnes, 26/ MissBrownie, 27/ Karmichette, 28/ Rikard, 29/ Pivoine Merlin, 30/ Adelaide, 31/ Orchidee, 32/ Virginie, 33/ A-So, qui, eux aussi, le 15 du mois, heure de Paris, publient leur texte sur le même thème – cette fois on nous demandait de plancher sur le sujet suivant : «Si la rédac’ du mois n’existait pas, je… ».

Ne manquez pas d’aller les lire et de leur laisser un commentaire !

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Un après-midi à Isla Mujeres

L’eau était fraîche et bleue, le ciel était bleu et chaud. Un parfait vendredi après-midi sur la plage de Garrafon de Castilla, à la pointe sud d’Isla Mujeres. Calme et volupté. Mais. Un regard distrait vers l’horizon, une intrigante colonne de fumée noire attire notre attention. Un bateau flambe au loin, face à la zone hôtelière de Cancun – nous apprendrons le lendemain par le Por Esto qu’il s’agit du yacht de passeurs qui amenaient à la côte une quarantaine de réfugiés cubains sans-papiers.

En fait, ces réfugiés font la traversée à bord de petites barques comme celle-ci (et bien souvent disparaissent en mer).

Les passeurs vont les chercher à quelques kilomètres de la côte, les déguisent en touristes – jusqu’au bracelet d’identification des hôtels tout-inclus de Cancun – les cachent et ensuite les emmènent vers la frontière américaine, qu’ils franchiront sans encombre en vertu de la « loi des pieds secs » qui permet aux Cubains de rentrer aux USA sans le moindre problème, en autant justement qu’ils aient les pieds secs – les côtes de Floride étant maintenant très surveillées, les Cubains passent par le Mexique… L’incendie qui s’est déclaré à bord de ce yacht n’a heureusement fait aucune victime, et les autorités mexicaines n’ont finalement pu mettre la main que sur 7 des 40 Cubains qui étaient à bord, des embarcations privées étaient venues chercher les autres… Le yacht a quant à lui été remorqué en haute-mer afin qu’il coule loin des récifs de coraux qui font la réputation de la côte du Yucatan. Cette fois, l’histoire se termine bien, mais ce n’est pas toujours le cas. Je vous avais déjà écrit ce que je pense de ce genre de trafic… depuis mon billet, ces trafiquants ont raffiné leurs méthodes…

Retour momentané à la quiétude de ce bel après-midi d’été… mais ce n’est pas fini!

Sur le chemin du retour, nous entendons miauler très très très fort. Des cris de détresse. Au bout d’un moment, nous découvrons un minuscule chaton, tout seul, perdu, criant sa détresse. Le temps de le récupérer, avec l’aide d’un petit garçon qui a pu se faufiler entre les barreaux de la grille qui fermait la cour où s’était perdu le petit aventurier, et nous étions en route pour la Clinica de Chipie qui l’a pris en charge, en attendant qu’il soit assez grand pour prendre l’avion pour Montréal – car oui, il y a déjà trouvé une famille! On vous racontera la suite, promis…

Tranquille, cette ile? pas toujours, comme vous le lisez!